La vingt-huitième conférence internationale pour le climat (COP) se déroule cette année du 30 novembre au 12 décembre dans la ville de Dubaï, aux Emirats Arabes Unis. Cet événement pourrait passer pour une blague tant le bilan carbone par habitant·e de Dubaï est un des plus élevé au monde et que cette nouvelle édition s’affiche comme un symbole du greenwashing*. Pourtant, les représenatnt·es de nombreux pays s’y réuniront et discuteront d’une planète qui continue de flamber sans limite.
Cette année, la COP sera dirigée par le Sultan Ahmed al-Jabe, qui, en plus de diriger ce rassemblement de 14 jours autour de la crise climatique, est à la tête de la plus grande compagnie pétrolière et gazière des Émirats Arabes Unis (EAU). Durant l’entièreté de la COP28, plus de 70 000 personnes feront le déplacement en avion pour se rendre à l’événement, laissant derrière elles et eux un bilan carbone lourd.
Suivant la tendance greenwashing, la ville de Dubaï se veut être une ville de plus en plus responsable par rapport à la lutte contre le réchauffement climatique. A tel point que d’ici 2050, les autorités affichent l’ambition de devenir la ville la plus « écoresponsable » . Derrière ces ambitions bien exposées se cache un désastre écologique de grande ampleur. Soulignons que, avant la construction d’une capitale mondiale du béton, de la spéculation immobilière et des milliardaires, cette ville n’était qu’un simple port de pêche dans les années 1960.
Hormis la critique du choix de cette destination, il est possible de remettre en question l’utilité de la « COP » comme institution. Depuis de nombreuses années, les différentes Cop continuent de convier des représentant·es de plus de 200 pays mais aussi des scientifiques et des personnalités relatives à l’écologie. Elles semblent n’être qu’une machine à greenwashing tant la situation climatique va en s’aggravant.
Pendant ce temps, en Belgique, la marche climat annuelle est organisée ce dimanche 3 décembre avec comme slogan de mobilisation « marcher, ça marche ». Cependant, après une vague de marches et de grèves hebdomadaires durant l’année 2019, on ne peut pas dire que la situation climatique et politique ait avancé dans le bon sens tant les moyens mis en places sont faibles par rapport à l’ampleur de la crise en cours. Ce dimanche, un bloc des Soulèvements de la Terre Bruxelles prendra place dans la manifestation pour prôner une politique plus radicale, à contre courant du slogan « marcher, ça marche ».
Légende :
Greenwashing : méthode de marketing permettant de montrer une image plus « verte » ou écologique d’une organisation que ce qu’elle n’est réellement.
sources :
-Climat : à quoi servent les COP et comment fonctionnent-elles ? (lemonde.fr)
-COP28 : la dystopique Dubaï à l’heure du greenwashing | Mediapart

