Le lundi 8 septembre, des citoyen·nes résidant·es dans la commune de la Ville de Bruxelles ont interpellé le conseil communal et son bourgmestre, Philippe Close (PS), sur la répression policière des rassemblements quotidiens pour la Palestine à la Bourse. Durant l’année de nombreuses violences policières ont eu lieu lors de ces rassemblements. Ces dernières semaines, plusieurs réfugiés palestiniens ont été arrêtés et incarcérés en centre fermé. Quatre d’entre eux sont encore détenus en centre fermé. Une manifestation est organisée ce lundi 22 septembre à 17h pour demander la libération des « Quatre de la Bourse' », en face de l’Office des Étrangers, 44 bld. Pachéco.
Voici les questions qui avaient été posées le lundi 8 septembre lors du conseil communal, auxquelles le bourgmestre, Philippe Close, n’avait pas répondu :
« – Est-ce que ces rassemblements font l’objet d’une interdiction officielle ? Si oui, est-ce qu’un acte administratif a été publié, quel est-il ? Comment pouvons-nous le consulter ?
Est-ce ces rassemblements font l’objet d’instructions spécifiques (entre autres concernant l’usage de la force et la privation de liberté) ? Le cas échéant, est-ce qu’un acte administratif a été publié, quel est-il ? Comment pouvons-nous le consulter ?
Est-ce que le port de signes de solidarité avec le peuple palestinien (keffieh, drapeau, etc.) fait l’objet d’une interdiction ? Si c’est le cas, est-ce qu’un acte administratif a été publié, quel est-il ? Comment pouvons-nous le consulter ? Nous vous posons la question car il arrive régulièrement que des policiers de la zone interdisent le port du keffieh ou même de pin’s à l’effigie du drapeau palestinien. Lorsqu’ils sont interrogés sur la base légale de cette interdiction, les policiers invoquent un protocole mais sans fournir de référence précise à un texte de loi ou à un arrêté communal spécifique
Des enquêtes disciplinaires ont-elles été ouvertes suite à ces nombreux incidents ?
Avez-vous prévu de mettre de sanctionner les policiers et les policières responsables des violences commises à l’égard des manifestants ?«
